samedi 26 décembre 2009

Le Cheval : ça ne se mange pas. Bon sang de bois.


Peut-être avez-vous été surpris, vous aussi, à la découverte de cette campagne d’affichage lancée par la Fondation Brigitte Bardot dans les transports parisiens au début du mois ?


Laissons le combat idéologique aux forums à la polémique chevaline à fleur de crin et portons plutôt notre attention sur cette drôle d’injonction portée par le collectif éponyme à la source de cette campagne : Le cheval : ça ne se mange pas. Voilà qui sonne un rien infantilisant voire castrateur comme un “range tes slips ou parle pas la bouche pleine“. Ce message est fascinant. Au-delà de la simplicité biblique de sa formulation - un cheval ça ne se mange pas, on ne se lassera pas de le dire - il veut résonner comme une évidence pour tous... alors qu’aucune élémentaire loi républicaine ne vient lui donner raison. Car oui, vous avez toujours parfaitement le droit de faire un peu d’hyppophagie pendant les repas au risque de passer pour un gros déviant alimentaire, mastiquant, l’oeil fou, la cuisse du noble animal avec la même voracité que mettait Saturne à dévorer l’un de ses enfants.


En 2007, le QCM était tronqué. Déjà, on cochait pour nous le seul choix humainement recevable.


Pas facile de donc de diaboliser ne serait-ce qu’un tartare de cheval lorsque celui-ci n’est même pas considéré comme une fantaisie de table. Alors pour le collectif, il n’est plus temps de raisonner notre échelle de goûts ou de valeurs, mais bien de commander : Ne mangez pas de cheval ! Fini le temps référendaire rieur de la campagne 2007 : Le cheval vous l'aimez comment ? En ami ou en rôti ? En liberté ou emballé ? Foin ni avoine de consultation nationale sur ce coup-là. Ne mangez pas de cheval. Point. Sinon vous serez maudit pour la vie. Lu sur des forums ultras.



Ce poulain s'appellerait Pompon.
Ben Voyons.


Pour les plus réfractaires à l’ordre donné, un poil de mise en scène au goût douteux ne gâchera rien... Et voilà qu’arrivent, au petit trot, pour un dernier tour de piste : Caramel, Arganza mais surtout l'inimitable Pompon soit un vieux cheval de club, un cheval de course réformé, et un poulain de race lourde, tous trois promis à grossir la note du boucher pour une dernière révérence dans notre assiette. Leur funeste destin s’inscrit en lettres de sang sur la lame du couteau qui ôtera leur vie pour en faire de la viande. L’artillerie est lourde, le regard de Pompon à peine soutenable. Résultat : lol au possible. Et pourquoi pas un petit garçon qui dégusterait son amie Flicka sans le savoir ? Avec tout le décorum qui va bien : les lèvres humectées de sang du garçonnet, le regard entendu de la mère complice, les portraits de Flicka aux riches heures de sa carrière en club encadrés dans la cuisine mortuaire... Sans se projeter jusque-là, la bride est ici déjà tellement grosse qu’on ne "mors" pas. Il faudrait juste arrêter de nous prendre pour Panpan, un lapin de six semaines qu’il ne faudrait pas manger non plus.

Un cadeau qui plaît fait toujours plaisir.
Pour commander sans plus attendre, rendez-vous sur : www.jenemangepasdecheval.com


Libre donc à chacun de nous de rester insensible à cette campagne voire carrément d'en ricaner. Par contre, note aux plus trendy défenseurs de cet animal fougueux : nous les invitons à porter ce fier combat en lettres de coton grâce à cette collection remarquable de polos hippiques-chics à porter au prix de Diane Hermès en toute décontraction militante.

Il faut regarder son steak de cheval à moitié cuit, on aura bien ri.

vendredi 18 décembre 2009

Jouer avec des logos ?


Les logos expriment bien souvent plusieurs idées à la fois via des trompe l'œil et des sens cachés utilisant des formes et polices qui, ajustées intelligemment, expriment des idées très fortes...enfin pour peu que le grand public les voit !

On peut donc identifier 2 catégories : ceux qui pensent qu'il est pertinent de mettre un œil premier degré sur une image pour symboliser le fait de se rincer l'œil derrière un écran (cf Secret Story), et les autres... plus inspirés, voir très inspirés dans certains cas.

Voici du coup une liste de 6 logos absolument pas sélectionnés au hasard. Vous pouvez vous amuser à retrouver dans ces logos les éléments suivants : un pénis, un "E", des rails, un vagin, quatre fois le chiffre "8", une flèche, un "11", un "X" pornographique, et une prisé électrique.


// Electro Domestici //
Société de composants électriques italienne



// VIA Rail Canada //

Société de transport ferroviaire canadienne

// Eight //
Pas d'informations, mais joli logo


// Big Ten //
Conférence organisée par les 10 plus grandes écoles américaines
(indice : ils sont passés à 11 écoles avant la refonte de leur logo)


// FedEx //
Transporteur international




// AXE //
Déodorant pour homme & femme

lundi 14 décembre 2009

London Calling a 30 ans...et vous ?


De la sortie du double album en 1979...

Nous sommes le 14 décembre 1979, la bande à Joe Strummer et Mick Jones sort London Calling, un double album intergénérationnel qui franchira les 3 décennies suivantes. Il faut dire aussi qu'en pleine vague punk, The Clash en vend 2 millions d'exemplaires, ce qui leur donne la même année la reconnaissance internationale et le statut de "phénomène punk".

Pourtant, au démarrage de leur carrière, les Clash sont cantonnés à un rôle de groupe punk de seconde zone, ce qui les pousse à quitter l'Angleterre pour les USA pendant quelques temps, mais sans rencontrer le succès espéré. Après un changement de manager et un retour à Londres pour enregistrer dans de nouveaux studios (Wessex Studios à Highbury) durant l'été 79, Joe Strummer se met à l'écriture des textes pendant que Mick Jones s'occupe de produire et d'arranger le son. Ils sont rejoints au mixage par Guy Stevens qui a la réputation sulfureuse de boire et de se droguer à outrance, et surtout de travailler le son avec des méthodes bizarres.

En effet, son attitude en studio déconcerte nombre de musiciens. Stevens aime sautiller partout pendant les prises, donner des directives farfelues et casser des chaises. Ça ne l'a pourtant pas empêché de travailler avec The Who, The Rolling Stones et The Small Faces et d'être le producteur de Mott The Hooples. De plus, au-delà de ses excentricités, il apparaît comme un technicien perfectionniste sachant canaliser les énergies des artistes et élaborer des productions sonores des plus harmonieuses (notamment dans son travail de mixage). Il décède en 1981.






De sa patte naît un album très varié, représentatif des goûts multiples du groupe, et qui propose des textes considérés comme un manifeste social de l'Angleterre de l'époque. Le groupe n'hésite dès lors plus à s'essayer à d'autres univers musicaux que le punk : ska, rock, jazz, rockabilly, dub... l'album contient du coup 19 chansons écrites et composées par les seuls Strummer et Jones, à l'exception de "Brand New Cadillac", "The Guns of Brixton" et "Revolution Rock". Les titres comme "London Calling", "Spanish Bombs" ou "Lost In The Supermarket" se démarquent assez vite, mais l'ensemble est d'une cohérence hallucinante, ce qui rendra par la suite ce disque intemporel.


... à sa réédition en 2009.

Pour les fans des Clash, une réédition cd double album en "réplique vinyle" (un peu idiot, il aurait mieux valu carrément le rééditer en vinyle du coup !!!) de l'album London Calling est parue aujourd'hui. La pochette de l'album est restée la même, et c'est tant mieux. Elle représente depuis toujours Paul Simenon (bassiste du groupe) en train d'exploser sa basse Fender sur scène en 1979. Elle fait de plus référence à la pochette de l'album "London" d'Elvis Presley que les Clash vénèrent. Cette photo a été immortalisée à l'époque par Pennie Smith, artiste considérée en 2002 par Q Magasine comme la meilleure photographe rock de tous les temps.

jeudi 10 décembre 2009

Portishead offre un inédit à Amnesty International...


Le mythique groupe de trip-hop anglais Portishead vient d'offrir un morceau inédit à Amnesty International en en ce jour dédié à la Fête Universelle des Droits de L'Homme. Il s'appelle "Chase The Tear". Le morceau a été diffusé en exclusivité sur la BBC / Radio 1 anglaise lors du Zane Lone show de 19h à 21h. Il est disponible en téléchargement légal pour la somme de 0,99 € sur internet et les droits sont reversés intégralement à l'organisation.



Il est toujours délicat d'interpréter ce type de d'initiative tant on sait que le charity business est utilisé comme un moyen de dépenser de l'argent en soignant son image. Mais de la part d'un groupe comme Portishead, qui se veut plutôt discret dans les médias en temps normal, la démarche semble sincère et la cause crédible.

En tout cas les fans de Portishead peuvent se targuer d'avoir désormais un morceau en plus à écouter et les amoureux des Droits de L'Homme peuvent quant à eux se mettre à écouter de la bonne musique ! Elle est pas belle la vie ?

mercredi 9 décembre 2009

LaMoucheDuCoq : un bébé de 6 mois !


LaMoucheDuCoq célèbre ses 6 mois jour pour jour aujourd'hui !

Depuis son lancement le 09/06/09, plus de 3500 visiteurs uniques sont venus nous lire, ce qui fait que nous affichons une moyenne de 1000 visites / mois à peu près. Le groupe facebook s'est encore enrichi de nouveaux fans, vous êtes désormais 180 à nous suivre via ce support. Merci à tous ceux qui nous suivent régulièrement !

Du point de vue du contenu, nous approchons la barre des 100 articles. Voici d'ailleurs un petit rappel de nos rubriques, auxquelles vous pouvez accéder depuis les liens intégrés dans les noms de rubrique :



Contenu des Menus

TAKE AWAY sorties
PRODUITS IMPERISSABLES
produits cultes
NOUVELLE CUISINE
société
CONCOURS DE CUISINE
concours, jeux, quizz
JUNK FOOD
infos trash
LA CUISINE DES GRANDS CHEFS
économie, politique, médias, écologie...
LE SON DE CUISINE
musique
ALU CINE cinéma
KITCHEN NET
internet, NTIC
LA MODE DE BEURRE mode
TV BOCAL télévision
LA CANTINE DU STADE sport

+ 2 dossiers spécifiques


LES ANNEES 90 AU PIED DU MUR dossier 20 ans chute du Mur
ARTICLE DE LA MORT article spécial 09/09/09

Toute l'équipe vous donne rendez-vous régulièrement sur LaMoucheDuCoq pendant les 6 prochains mois afin de fêter le premier anniversaire du blog ensemble en 2010. N'hésitez-pas entre temps à partager le blog auprès de l'ensemble de vos amis !!!

Voici en cadeau une vidéo qui nous est parvenue hier et qui nous a fait pleurer de rire ! Merci à Pierre Billon & Eric Souad pour "La Bamba Triste".




L'équipe de LaMoucheDuCoq

lundi 7 décembre 2009

20 Ans de Warp : la suite


Après 3 soirées à La villette en 2009 (les 2 soirées des 20 ans en avril et la soirée avec Ed Banger en septembre), Warp revient avec le dernier volet Pure 20(10) demain soir à L'Elysée-Montmartre. Au programme, les 4 musiciens de Battles et leur style "math rock", le producteur hip-hop américain Flying Lotus, le duo guitare-batterie de Portland Nice Nice et le DJ Set "extatique" de Four Tet. La soirée se déroulera de 20h à minuit.


Warp surfe donc sur la réussite de cette année phare (carton plein des soirées des 20 ans à Sheffield, Londres, Paris, Berlin, NY, Tokyo ainsi que les gros succès des groupes Grizzly Bear et Maxïmo Park) pour continuer à faire vivre sur scène les artistes historiques du label tout en présentant leurs nouvelles signatures. Le label "20 ans" a résolument permis à Warp de se relancer via une communication visuelle parfaite et des sorties de compilations + inédits qui entretiennent la flamme allumée au début des années 90.

Mix & Cook spécial Pure 20(10) en écoute ici.

jeudi 3 décembre 2009

Grosse actualité pour South Central !


3 nouveaux remixes

Les 2 kids capuchés de Brighton, Keith et Rob, viennent de sortir 2 nouveaux remixes : un du titre "Drown in The Now (...In The Deep End)" pour le groupe américain Crystal Method, un autre du titre "Flush" des londoniens de LOSERS. South Central enchaîne avec la sortie le 07 décembre d'un remix qui figurera en b-side du nouveau single "Keep Slipping Away" du groupe A Place To Bury Strangers. La collaboration avec A Place To Bury Strangers est d'ailleurs bilatérale car le guitariste du groupe, Oliver Ackerman, a également été invité à jouer sur le nouvel album de South Central qui sortira en 2010. Pour ceux qui ne connaissent pas encore très bien South Central, vous pouvez écouter l'album The Owl Of Minerva, sorti en 2008, qui compile l'ensemble des singles sortis par le duo.



Tournée avec The Prodigy en 2010


Niveau scène, South Central enchaîne les dates de concert et les festivals depuis plusieurs mois. Le groupe a sur scène la particularité de pouvoir jouer en DJ Set ou en version Live Band, version que Keith et Rob considèrent d'ailleurs comme la vraie définition du live. Ils sont programmés samedi soir pour la 3ème année consécutive aux Transmusicales de Rennes, en DJ Set cette fois-ci. L'année 2010 commencera également fort pour eux puisque parallèlement à la sortie de leur nouveau LP, ils assureront la première partie de The Prodigy sur 11 dates en Angleterre. Ensuite ils partiront en tournée pour défendre leur nouvel album en version Live Band.

Voici une vidéo du live des South Central aux Transmusicales de Rennes 2008 :


mercredi 2 décembre 2009

Trans-piration extrême sur Rennes


Et hop, c'est parti ! Les 31èmes Transmusicales de Rennes sont lancées. L'équipe de Jean-François Brossard et de Béatrice Macé nous a préparé comme tous les ans une édition riche en découvertes artistiques et en révélations en tous genres. Conservant le format qui a fait le succès de la dernière édition, les concerts et lives se répartiront entre l'UBU, Le Liberté, La Salle de la Cité, Le 4 Bis, L'Aire Libre et bien sûr le Parc Expo de Rennes pendant le week-end. N'oublions pas non plus l'ensemble des rencontres et shows proposés au Village du Festival en plein coeur de Rennes.

Au niveau des professionnels de la musique, rappelons que Les Trans sont un peu l'endroit où on vient pour présenter ses artistes ou en découvrir, en vendre ou en signer (voire en voler dans certains cas... ). C'est un peu le Printemps de Bourges des indépendants, le tout dans un concept de festival assez ouvert à tous types de revendications (comme le défilé des travelers dans Rennes par exemple), et affilié à un état d'esprit de découverte maximum dans le cadre du "off" des transmusicales, les Bars en Trans.

Pour autant le "off" donne l'impression parfois d'être le "in" du festival tant il est systématiquement difficile de trouver des places dans la majorité des lieux partenaires des Bars en Trans. En effet, la taille des lieux réduite, la foule présente sur Rennes en raison de la notoriété du concept, et les quotas d'invitations réservés aux professionnels de la musique, font qu'il est très difficile de s'en procurer en dernière minute.

Transmusicales de Rennes
du 02 au 06 décembre
Infos : http://www.lestrans.com/
+
Les Bars en Trans
du 02 au 05 décembre
Infos : http://www.barsentrans.com/


Dans tous les cas, avec ces 2 festivals imbriqués, l'esprit des Trans réussit à perdurer. Rennes quant à elle est toujours ce bastion de liberté en France, tout du moins le temps du festival, et on ne peut que s'en féliciter. Notons cette année la présence d'environ 50 groupes aux Bars en Trans et environ 90 groupes aux Transmusicales. Le festival déplore à ce jour 2 annulations : Lost Valentinos et National Parcs. Les groupes particulièrement attendus cette année : Mr Oizo, TV Glory, The Whitest Boy Alive (dernier projet d'Erlend Oye), Danton Eeprom, GaBLé et le projet de 69 avec Gaëtan Roussel (Louise Attaque, Tarmac).

Voici le programme des Transmusicales 2009 (en rouge les groupes sélectionnés par La MoucheDuCoq) :

Mercredi 02 décembre :
Florian Mona & Son Caravan Sofa Tour (Fr). Peter Winslow (Fr). Slow Joe & The Ginger Accident (Inde - Fr). Transformer (Gb). Breakage (Gb). Osni (Fr). The Bird Is Yellow (Fr). Misty Socks (Fr). 69 (Fr). Gaëtan Roussel (Fr).

Jeudi 03 décembre :
Florian Mona & Son Caravan Sofa Tour (Fr). Del Cielo (Fr). Complot (Fr). Reggiori Project (Fr). Framix (Fr). Cercueil (Fr). Oof (Fr). The Whitest Boy Alive (Norvège). V.V. Brown (USA). Abraham Inc. feat. David Krakauer / Fred Wesley / SoCalled (USA). Vrelo (Serbie). DJ Sandra (Russie). Beast (Canada). Hook & The Twin (Gb). An Expermiment On Bird In The AIr Pump (Gb). 78 RPM Selector (Fr). 69 (Fr). Gaëtan Roussel (Fr).

Vendredi 04 décembre :
La Terre Tremble !!! (Fr). Nimh (Fr). Bright Black Morning Light (USA). GaBLé (Fr). Cass McCombs (USA). I'm Fresh! You're Pretty (Fr). Poor Boy (Fr). TV Glory (Fr). Florian Mona & Son Caravan Sofa Tour (Fr). Oil B (Fr). Théo Gravil (Fr). Mister Eleganz As Dj (Fr). Chocolate Donuts (Fr). Slow Joe & The Ginger Accident (Inde - Fr). Detroit Social Club (Gb). Major Lazer (Jamaïque - USA). DJ Morpheus (Bel). Modul Club (Fr). Round Table Knight DJ's (Suisse). FM Belfast (Islande). The Phantom Band (Ecosse). Jessie Evans (USA). The Field (Suède). The Popopopops DJ Set (Fr). The Wankin' Noodles (Fr). DJ Kosmo Pilot (Fr). Gaggle (Gb). Terry Lynn (Jamaïque). Fever Ray (Suède). Aeroplane (Bel). Sollilaquists Of Sound (USA). Les Associés Crew (Fr). Révolution (Fr). 69 (Fr). Gaëtan Roussel (Fr).

Samedi 05 décembre :
The Guests Only (Fr). West Indies Desires (Fr). Django Django (Gb). The Agitator (Gb). Naomi Shelton & The Gospel Queens (USA). I Come From Pop (Fr). Elephanz (Fr). Roken Is Dodelijk (Fr). Florian Mona & Son Caravan Sofa Tour (Fr). Oil B (Fr). Théo Gravil (Fr). DJ Haze (Fr). The Narcicyst (Irak - Canada - Dubaï). Push Up (Fr). Groove Control (Fr). The Politics (Danemark). DJ Ride (Portugal). The Very Best (Malawi - Fr - Suède). Fauna feat. Tremor (Argentine). Baris K & Mini (Turquie). Rodriguez (USA). BLK JKS (Afrique du Sud). Downtown Cuckoo (Fr). Ezra Bang & The Hot Machine (Gb-USA). Meneo (Guatemala - Espagne). The Twelves (Brésil). The Japanese Popstars (Irlande du Nord). The Carps (Canada). Mr Oizo (Fr). Popof (Fr). DJ South Central (Gb). Gooseflesh (Turquie). Danton Eeprom (Fr - Gb). 69 (Fr). Gaëtan Roussel (Fr).

Dimanche 06 décembre :
69 (Fr). Gaëtan Roussel (Fr).

Toutes les infos pour les Bars en Trans sont sur leur site :
http://www.barsentrans.com/

Mix & Cook spécial Transmusicales de Rennes en écoute sur le blog ici.

lundi 30 novembre 2009

Tribe : retour du mytique collectif jazz après 30 ans d'absence


Après 30 ans d'absence, le collectif de jazz mythique de Détroit Tribe fait son grand retour pour notre plus grand plaisir avec ce nouvel album Rebirth qui est sorti le 30 novembre. Pour la petite histoire, le groupe s'était reformé en 2007 pour accompagner le pionnier de l’électro de Detroit Carl Craig sur scène. Ils ont d'ailleurs joué le 10 septembre dernier à Paris dans le cadre du festival Jazz à La Villette. Le live avait été retransmis en direct sur le site de Grandcrew.

TRIBE
"Rebirth"
Sortie le 30.11.09
(COMMUNITY PROJECTS / PLANET E / DISCOGRAPH)


Pur plaisir pour les oreilles, Rebirth nous rappelle aux bons souvenirs de la grande époque du collectif fondé à l'origine par Wendell Harrison (Saxophone, Clarinette), véritable expert du jazz à la fois précurseur des sonorités modernes et alchimiste à l'oreille jazz quasi parfaite. Quant le collectif se sépare en 1975, il est principalement formé de Wendell et de ses 3 amis activistes : Harold McKinley (Piano), Marcus Belgrave (Trompette) et Phil Ranelin (Trombonne).

Comme une preuve de la reconnaissance des plus grands et de l'influence de la musique de Tribe (notamment dans la musique électronique), le gourou de la musique techno Carl Graig a dit d'eux qu'il était "impensable que la musique de la scène musicale underground techno internationale ne s'inspire pas de la musique des 30 dernières années de Tribe".

Pour revivre le spectacle “Tribe” du magicien des platines américain accompagné entre autres par le trompettiste Marcus Belgrave, le batteur Doug Hammond et le pianiste Harold McKinney.

Les "Années 90" au pied du Mur : Le Dossier






Chères Mouches,

L'actualité, l'actualité, toujours et encore l'actualité...Dès qu'un événement commémoratif vient se positionner dans le calendrier, les médias s'en donnent à cœur joie et exercent un matraquage des plus pénibles. La couverture médiatique relative aux 20 ans de la chute du Mur de Berlin a obéit à la même logique en novembre dernier. Web, Tv, Radio, Presse...tout le monde y est allé de son petit dossier spécial chute du Mur.

Mais pour autant, et pour une fois, nous avons mis nos principes et notre éthique un peu de côté en tentant de surfer un peu aussi sur l'actualité. Enfin l'actualité...Hum...Disons pas vraiment celle qui commémore la chute d'un Mur, mais plutôt celle qui revient sur les faits marquants d'une époque, celle des années 90, et de ses nombreux bouleversements. C'est donc bien avec cet objectif que LaMoucheDuCoq a cherché à vous proposer une série d'articles passant en revue l'ensemble des thématiques de la dernière décennie du 3ème millénaire, les Nineties.

Vous avez donc pu découvrir au fil des semaines une batterie d'articles rédigés par vos désormais célèbres chroniqueurs Eve Huile, Radis Donc, Albert Gamote, Benhamou Tarde, Eric Orée et Bernard Vinaigre qui ont torturé (tels des sadiques) musique, mode, sport, médias, guerres, jeux vidéos, cinéma, mœurs, société etc... pour vous faire prendre conscience que notre mémoire fonctionne à court terme et qu'elle a régulièrement besoin d'un petit coup de karcher !!!!

Bonne lecture à tous. Profitez bien de ce dossier qui s'est donc constitué au fil des semaines. N'hésitez pas à le partager !

Bzzzz

L'équipe de LaMoucheDuCoq

dimanche 29 novembre 2009

Résultats du sondage : Quelle Smart êtes-vous ?

Ça y est ! le grand jury de LaMoucheDuCoq a délibéré ce soir pour déterminer quelle Smart améliorée vous attire le plus, et sous laquelle vous avez placé le plus de pouces. Le vainqueur est donc...

1. La Smart "Limousine"

Voici les résultats de l'enquête sur les Smart (en pourcentage de votes) :

1) La Smart "Limousine"- 46%
2) La Smart " Alpine"- 31%
3) La Smart "Amphibie" - 23%

Les "Années 90" au pied du Mur : grands événements (1)

Partie 1 : D'une révolution, l'autre : la liberté expliquée aux mouches



1989, l'année ludique.

La fumée des pétards du bicentenaire commençait à peine à se dissiper. La France se remettait tout juste des tonitruantes festivités du 14 juillet 89 dont le point d’orgue, le défilé du publicitaire Jean-Paul Goude, sensé offrir à la nation une célébration grandiose de ses vertus cardinales - liberté et droadloms en tête - ne fut qu'une débauche de matériaux aussi spectaculaire qu’inutile.

Le bon peuple, repu de feux d’artifices, semblait encore groguis de cet élan d’espérance mystique, tremblotant comme une fillette après un orgasme accidentel.

Tout le monde n’a pas eu la chance de voir débarquer dans sa classe, en ce beau matin du 10 novembre, une grosse prof d’histoire l’air à demi paniquée et les cheveux hirsutes, gesticulant comme une démente dans son chemisier Cyrillus : « aujourd’hui, exceptionnellement, on va pas suivre le programme, le mur de Berlin est tombé… c’est trop important ! ».


A écouter la vieille, enfiévrée, vibrante, on était « trop petits pour comprendre » mais on devait se réjouir de la mort annoncée du communisme et de sa promesse égalitariste de MERDE. Les masques tombaient et nous, les gentils, avions gagné. Et elle nous lançait des explications en petits geysers d’arguments comme une baleine projette son eau en giclées.
C’était une vraie comédie musicale ; les nuques longues rejoignaient les vestes en jean délavées pour fracasser à coups de masse le mur couvert de graffitis qui les séparait depuis 30 ans. Flairant la bonne affaire, le vieux Rostropovitch plantait son violoncelle au milieu des gravats pour donner récital en pleine euphorie. Pour lui, c’était la postérité à peu de frais, la pub Benneton sans le cachet d’Oliveriro Toscani. Comme quoi, célébrer la liberté avec trois accords que plus personne n’a envie d’entendre peut faire entrer dans l’histoire. Cette symphonie destructrice donnerait encore plus de valeur à un catalogue que Rostro allait bientôt céder à André Rieu, le hollandais volant qui lui-même le recyclerait en valses pour vendre des assurances.



Couple de nuques longues sortis de captivité, Berlin, 1989.

Non, Rostropovitch n’était ni opportuniste ni cynique, il montrait juste la voie de la raison. Le mur s’effondrait mais il se vendrait mieux à la découpe.

Nous vivions ce que le néo-conservateur Francis Fukuyama appelait avec un sens de la mesure typiquement Yankee : « la fin de l’histoire ». C’en était bientôt fini de la guerre froide. Notre ennemi à tous, l’ogre soviétique était définitivement terrassé. Il gisait de tout son long, éventré, et de ses tripes éclatées s’échappaient déjà des millions d’opprimés pressés de se vautrer à crédit dans le mode de vie occidental. Le nid de frelons explosait à coups de barres à mine. L’ouest triomphait sur le mal et, princier, lui avançait même la thune nécessaire à sa reconversion en suppôt du bien.

A Berlin, Check-point Charlie vomissait des hordes de soumis pressés de ramper sous d’autres formes de domination. Le grand souffle de liberté poussait un troupeau béat vers l’enclos concentrationnaire de la liberté et du chacun pour sa gueule.
En effet, il n’aura pas fallu deux jours pour que les plus dégourdis des nuques longues, reniflant tels des bêtes le nouveau ghetto dans lequel on les parquait, se mettent à vendre des morceaux du mur comme des petits parpaings. Trois Deutsch Marks la crotte de béton maculée de peinture, c’était le prix du souvenir, le prix du symbole qui s’exposerait avec style sur des étagères d’humanistes rêveurs et petits bourgeois. L’est apprenait à mettre de la graisse sur ses rutabagas.


Après la queue pour s'alimenter, la queue pour travailler,
Europe de l'ouest, 90's.


Ne touchez pas la liberté, elle est virale bande de connards.
Le mois suivant, jaloux de l’étalage de bonheur de ses petits voisins, le peuple Roumain pousse comme un magma la chape de béton qui l’étreint depuis des décennies. Toute bonne éruption commence par une émission de gaz. A l’occasion d’un discours public prononcé depuis le balcon de son palais de sciences fiction, le conducator Nicolae Ceaucescu, AKA le Danube de la pensée, entend monter les sifflets d’une foule qui trépigne telle une adolescente privée de sortie. Résultat : lacrymo et douilles 7,62 pour tout le monde.
Mais, manque de pot, devant l’ampleur de la rébellion, stimulée par la presse occidentale qui retransmet tout et n'hésite pas à en faire des tonnes sur le charnier de Timisoara, l’armée, pas dingue, comprend qu’il est préférable de rejoindre le camp des futur gagnants tant qu’il en est encore temps. Fin de la blague pour le génie des Carpates qui tente de s’enfuir avec sa femme mais se fait arrêter à Pitesti, le Varenne roumain.
C’est ainsi qu’à l’issue d’un procès qu’on aurait dit improvisé dans une arrière-cuisine, le légendaire couple de satrapes se fait dessouder à coups d’AK 47 sur le sol boueux d’une cour de ferme. Des images de snuff movie les montrent comme des chats crevés, les yeux grands ouverts, incrédules et méchants, figés dans une ultime expression de défi envers un peloton auquel ils avaient autrefois ordonné d’arroser la foule.


TF1, déjà dans les bons coups, Bucarest, 1989.

Un régime tyrannique finit par un procès arbitraire. Qu’on se le dise, à partir de maintenant, la « civilisation » répondrait à la barbarie par la barbarie. La décennie de notre adolescence serait une décennie pleine d’hémorragies, mêlant les unes aux autres leurs rhésus incompatibles. On avait pas fini de grandir.

Radis Donc.

samedi 28 novembre 2009

Les "Années 90" au pied du Mur : grands événements (2)

Partie 2 : Tu t'en pètes du désert...

CIA versus KGB, 1945-1989.

On l’a vu, l’adolescence version 90's a débuté par la fin de l’histoire, aux yeux bridés de Francis Fukuyama, penseur néoconservateur américain mondialisé d’origine sino-nippone - à moins que ce ne soit l’inverse, ce qui revient au même, c’est à dire à rien. Désormais nous promettait-il, il n'y aurait plus de bloc, plus de rivalité, plus de conflit ni de provocations stérile façon baie des cochons. Une période réconfortante allait s'ouvrir. Une période où l’Humanité -avec un grand H vaniteux- toute entière allait poser ses yeux de veaux sur la même boussole déglinguée. Le monde deviendrait une immense communauté des béatitudes, agenouillée comme un seul disciple en direction de l’hémisphère nord.

Francis le visionnaire s'excitait comme un bookmaker hors d'haleine. Et pour cause, le gong médiatique venait de retentir sur le plus grand et le plus sauvage de tous les combats de coqs de l'histoire. Le match CIA-KGB prenait fin dans un fracas d’acclamations journalistico-hystériques qui laissaient sur les plateaux, euphorie incontrôlée oblige, comme une odeur de perte blanche. Partout, les grands prêtres cathodiques célébraient le triomphe des gentils, s'oubliant un peu le regard tourné vers un ciel prometteur et bienveillant. Le monde libre n'était qu'embrassades et célébrations. Il avançait nu dans les champs de la vertu.

Mais les romains, ces petits coquins visionnaires, l’avaient bien senti : POST COITUM ANIMAL TRISTE EST. Aussi, après s’être enivré du sang de la liberté dans le calice des rouges, le froc à peine remonté, l’heure était venue pour le Monde Libre de se trouver de nouveaux ennemis, afin de continuer d’être le meilleur.


Agent du KGB débusquant une taupe de l'ouest, 1945-1989.

Les russes n'existent plus, c’est l’été 1990 et la France n’a pas participé au Mundiale Italien, remporté par des allemands moustachus et réunifiés sur un penalty contestable exécuté par Andreas Brehme, une sorte de Rahan avec des crampons et un short noir. Aucune incidence sur le cours des événements internationaux, mais pour des passionnés de sport c’est un motif presque suffisant pour entrer en guerre. Surtout quand on a dix ans.
L'été 90, donc, suit son cours et nous nous ébrouons sur les plages, nos corps juvéniles tout beurrés de monoï, offerts aux premiers émois. Lorsque le 02 août, tombe la terrible nouvelle : Saddam Hussein qui s’emmerdait un peu après avoir rejoué Verdun pendant huit ans contre l’Iran - conquérir un banc de sable marécageux à coups de centaines de milliers de morts juste pour faire chier les Mollahs - envahit le Koweït pour punir ce dernier d’être plus riche que lui, d’avoir un peu trop joué avec les cours du brut, et accessoirement pour élargir son accès à la mer – ce qui peut se comprendre, dans la chaleur absurde de l’été persique. Koweït city tombe en 2 jours sous l’œil concupiscent de CNN qui commente le pillage par l’armée irakienne des énormes réserves de cariatides en plâtre, d'animaux en marbre et de quincaillerie en or massif.
La condamnation est unanime : la démocratie, notre trésor et la liberté, notre idéal (in)fini sont menacées. Il est impératif de se lancer à la rescousse de ce bon peuple Koweiti, soudainement opprimé par un nouveau tyran moustachu et cruel, mégalomaniaque et télégénique. Il faut faire vite. Sonner les cuivres et tonner les canons pour défendre les valeurs morales de ce petit Emirat si moderne et civilisé, si ouvert et proche de nous culturellement que son ablation de la carte du moyen-orient aura forcément de graves répercussions sur notre avenir à tous.

Il faut surtout en profiter, pendant que les soviétiques, amorphes et trop occupés à se répartir les tripes rougeoyantes d’un empire en décomposition, ne peuvent guère plus qu’éructer une faible protestation de bout de table, tel l’idiot alcoolique du repas de famille duquel tout le monde a honte et que personne n’écoute.

C’est ainsi que 1991 débute sous un déluge de feu lointain : 34 pays amis envoient 1 million de copains botter le cul de Saddam en chantant. Une débauche de technologies rassurantes, un joyeux tonnerre d’acier et une démonstration grandeur nature de la toute puissance de nos forces du bien : l’opération « tempête du désert » débute sous nos yeux. L'ère du marketing de la mort s'ouvre, celle où l'on baptise des opérations guerrières de petits noms de code à jolis champs évocatoires. A entendre "tempête du désert", on pense à des bédouins à dos de chameau, à leur visage drapé de noir pour se protéger du sable tourbillonnant, à Lawrence d’Arabie, à Thierry Sabine, - fondateur du Paris Dakar- bref, on pense à ces héros modernes au visage buriné par le soleil qui parcourent des terres hostiles en quête d'aventure et de gloire personnelle. Bienvenue dans l'ère de la confusion où tout se mélange dans l'esprit du public. Grâce au marketing : les armes guérissent, les frappes sont chirurgicales, les ennemis sont des terroristes, la guerre devient la paix.

Suppositoire intelligent de conception américaine, 1991.

Déjà publié :

1. D'une révolution, l'autre : la liberté expliquée aux mouches

A venir :

3. La moutarde monte au nez des Kurdes

vendredi 27 novembre 2009

Les "Années 90" au pied du Mur : grands événements (3)

Partie 3 : La moutarde monte au nez des Kurdes


Saddam s'administrant un missile Patriot pour faire dodo, Baghdad 1991.


Les missiles Tomahawk s’enfonçaient dans la nuit comme des suppositoires effervescents. Le ciel de Bagdad, crépitant de milliers d’éclats verdâtres, semblait couvert de lucioles éphémères. Du fond d'un palais de Saladin à l’architecture déraisonnable, Saddam, tout à son lyrisme de poète arabe, promettait aux alliés de les noyer dans un « fleuve de sang » et de les engloutir dans une « mer de feu ». Ses troupes de bouffeurs de dattes en pyjama, affamées et vidées par la peur, allaient faire avaler leurs queues à ces chiens d’infidèles de la coalition, envahisseurs imprudents des terres de Nabuchodonosor. C’était écrit, la Mesopotamie deviendrait le tombeau d’un occident hérétique et belliqueux.

Moyennant quoi, reconnu par les experts comme l’un des plus absurdes stratèges militaires de tous les temps, le « Glorieux leader » fils du Tigre et de l’Euphrate, triomphateur des Perses et roi de Babylone conduit son armée à l’abattoir. Taillée en pièce division par division, unité par unité, char par char, elle est rapidement désertée par plus de 100 000 fantassins qui se mêlent à la population civile pour mieux se faire décimer par des bombes à fragmentation - c’est tout de même plus pratique de tester ces engins in situ, a fortiori sur des peuplades inutiles et nuisibles.

Coalition de démocrates reniflant les tyrans, 1991-2010.

Les protecteurs de la démocratie attaquent toujours en meute, c’est à ça qu’on les reconnaît. Puis, comme des animaux sauvages, ils se repartissent le butin en suivant la hiérarchie du groupe. Les dominants dépècent la victime en premier pour se garder les morceaux nobles. Tandis que les seconds couteaux attendent fébrilement qu’on leur condescende le droit de ronger la peau. Les USA, ces grands charognards aux ailes sombres, redessinent en catimini la région qui les arrangent, manigancent un échange usurier « pétrole contre nourriture » qui fera plus d’un million de morts civils parmi la population irakienne et, une fois repus, abandonnent sa carcasse désossée en tapant sur l’épaule de Saddam. Le Raïs, qui beuglait à qui voulait l'entendre qu'il mourrait en martyr pour son peuple, signe sa reddition sous une tente de bédouin, et rentre tranquillement à Bagdad commander aux généalogistes de lui fabriquer de toute pièce un lien de sang avec le prophète Mahomet - lequel lien sera consigné dans un document de 600 pages écrit avec sa propre hémoglobine - et s'occuper des affaires intérieures.
Assis sur les plus grosses réserves de pétrole après l’Arabie Saoudite, le Kurdistan irakien s’en est toujours pris plein la cantine. Persécutés pendant des décennies par les Turcs et martyrisés par le régime de Saddam, les kurdes pensent en voyant le débarquement allié que l’heure de leur libération a sonné. Un peu partout de Mossoul à Kirkouk, ils sortent de leur léthargie, bombent leur maigre torse en brandissant des casseroles dans la rue et se mettent à hurler des « à bas Saddam, à bas Saddam… » enfiévrés et joyeux, convaincus que Georges Bush père - le fils de Prescott Bush qui rappelons-le c’est toujours un plaisir, a fait sa fortune en commerçant avec les nazis - allait kicker Saddam’s ass. Monumentale erreur d’appréciation. Georges et ses amis s’en vont en laissant implicitement carte blanche à Saddam pour régler ses affaires en famille. C’est alors que cousin Ali, le chimique, en pacificateur spécialiste de la région, reprend du service pour distribuer à tout le monde de la moutarde sous forme gazeuse. La Mesopotamie retrouvait enfin un peu de sérénité.

Saddam Aleikum.

"Pour les kurdes, il n'y a qu'Ali qui Maille."
Saddam, 1991.


Déjà publiés :

jeudi 26 novembre 2009

Quelle Smart êtes vous ?

Sondage LaMoucheDuCoq lié à l'article Une Smart en ville sinon rien !

Parmi les 3 photos de Smart ci-dessous, déterminez celle qui vous correspond le plus. Pour participer à ce sondage, il vous suffit de vous rendre sur la page facebook de notre blog et de placer un pouce sous la photo que vous préférez en cliquant sur "J'aime". Nous rendrons public les résultats dimanche soir sur notre blog.

1. La Smart "Limousine"



2. La Smart "Alpine"



3. La Smart "Amphibie"

Une Smart en ville sinon rien!


Les débuts très difficiles de la Smart


A l'origine un projet initié en 1990 par le PDG de Swatch (Nicolas Hayek) sous le nom de Swatchmobile, la Smart a fini par se faire une place dans nos villes depuis seulement quelques années. Il aura fallu attendre une succession de facteurs pour que ce mini-véhicule citadin qui pollue peu tire son épingle du jeu : hausse du prix des carburants, contraintes grandissantes liées au stationnement en ville, et acceptation du modèle par des utilisateurs majoritairement habitués à des véhicules plus grands.

La Smart a donc vécu un véritable parcours du combattant pour parvenir à se faire une place sur le marché automobile. Le projet, considéré par tous comme peu fiable, a mis quelques années à trouver un constructeur automobile partenaire : PSA, Renault, Volkswagen et General Motors ont tour à tour décliné l'offre de Swatch. Il faut attendre 1995 et un accord avec Mercedes Benz pour que le premier engagement entre le concepteur et un constructeur soit signé.


La première Smart sort de l'usine d'Hambach en Moselle en 1998 sous le nom de Cité-coupé 2 places (rebaptisé ForTwo par la suite). Mais les débuts sont très timides, le projet a même presque failli capoter après que DaimlerCrysler ait racheté MCC qui détient alors Mercedes-Benz. Nicolas Hayek est évincé du projet dans la foulée. Les 4 années qui suivent sont difficiles pour la Smart. Une version 4 portes est lancée en 2002 (ForFour) mais les résultats ne suivent toujours pas.

Ce n'est qu'en 2007 après une succession de restructurations dans le secteur automobile que la nouvelle version de la Smart ForTwo trouve son marché. Elle est produite un peu plus longue pour pénétrer le marché américain. Et Il faut dire aussi qu'entre son prototype en 1990 et la commercialisation de cette série en 2007, les mentalités des consommateurs ont beaucoup changé : la crise économique les pousse vers des voitures moins chères et moins polluantes.

Une citadine pour citadin(e)s ?

Désormais, le paysage automobile des grandes villes a un peu changé. Il n'est plus rare de croiser une Smart stationnée perpendiculairement à un trottoir ou plusieurs Smart garées les unes derrière les autres. Qui sont leurs conducteurs ? La nouvelle ForTwo semble avoir conquis davantage les femmes actives qui lui trouvent des avantages répondant aux besoins des grandes villes dynamiques : elle se faufile dans les voies de circulation facilement et permet un gain de temps non négligeable en terme de stationnement. Ces messieurs sont plus réfractaires car ses performances sur route ne sont pas très bonnes.




Pour autant il ne semble pas que les motivations des consommateurs soient liées à une prise de conscience écologique ou une problématique de prix. C'est l'idée même de posséder désormais une petite voiture en ville qui prédomine. Certains automobilistes citadins hésitent d'ailleurs bien souvent entre un hummer pour son côté sécurisant passe partout et ce type de voitures pour son côté pratique. L'argument écologique ne fonctionne donc pas encore très bien.

La Smart est par ailleurs souvent également utilisée comme support publicitaire "street marketing" d'une marque souhaitant associer ses produits à une conception de la vie en ville. Inutile de vous dire que personne ne fait le lien entre l'écologie et la marque. Cette stratégie de communication donne plutôt l'impression que le business de la marque est en plein essor ou en développement.

Enfin, les pouvoirs publics cherchent vainement depuis des années à se débarrasser des automobiles de leurs centres villes, en mettant en place une politique de la ville favorisant les transports en commun. Ils ont sondé et admis que leurs électeurs citadins considèrent ce problème comme une propriété au même titre que les problèmes d'emploi ou de logement.

Du coup arriveront-ils à réduire ce problème en poussant les consommateurs à acheter des petites voitures ? la question est posée, espérons surtout que ça n'incite pas au contraire les piétons, cyclistes ou usagers des transports en commun à faire marche arrière et à s'acheter une voiture pour se simplifier la vie !!!


(N'oubliez pas de participer au sondage LaMoucheDuCoq sur facebook pour déterminer quelle Smart êtes vous !!!)

Les "Années 90" au pied du Mur : le sport comme une chimère (1)

Introduction + Partie 1 : L'apparition du Sport Business


La fin des illusions

Les années 90, comme cela a été stipulé dans les précédents articles de notre dossier qui leur sont consacrés, ont bouleversé irrémédiablement les paradigmes que constituaient les oppositions de blocs et l'espérance utopique d'un monde meilleur, unifié et mondialisé qu'inspirait cette situation. Dans le cas du sport, les bouleversements durant les années 90 ont été progressifs et indolores : apparition du sport business, émergence de nouvelles nations du sport sur les cendres du bloc communiste, premières révélations de dopage planifié en ex-RDA, instrumentalisation des organisations sensées régir le sport mondial...

Nombreux sont les exemples qui tendent à prouver que les exploits de Mark Spitz ou des Verts de Saint-Etienne appartiennent définitivement au passé. Et pourtant cette décennie a fourni son lot d'exploits, et comme durant les périodes qui précédèrent les années 90, il a été possible de s'extasier devant la beauté du sport à maintes reprises, notamment grâce à l'état d'esprit vertueux de certains champions qui ont enfilé records et titres comme des perles. Ces sportifs au dessus du lot, devenus rares, ont bel et bien marqué l'histoire du sport à tout jamais.

Le modèle Sport Business européen : le football


Le bouleversement le plus marquant de cette décennie se situe au niveau de l'apparition visible de l'argent massivement dans certains sports. En créant de nouveaux formats de compétitions plus rentables, certaines organisations sportives mondiales ont réussi à renégocier les droits TV et à intéresser des annonceurs sentant les bons coups à jouer.

Le meilleur exemple illustrant cette évolution est le football, notamment quand l'UEFA décide de remodeler en 1992 la vieille Coupe des Clubs Champions en Champions League. Les participants à cette nouvelle formule allaient être désormais stimulés par une grille de primes monstrueuses offertes par l'UEFA pour une simple participation, les victoires, les matchs nuls et le parcours effectué durant la coupe. La hausse des droits TV et les contrats juteux avec les marques ont essentiellement permis ce changement. De plus, un système de poules avec matchs aller et retour permettant de déterminer les 16 qualifiés pour le dernier round est alors mis en place. Cela provoqua naturellement une augmentation du nombre de matchs à jouer - ce qui nécessite encore plus de régularité - spécialité des clubs ayant les plus gros effectifs et qui peuvent les faire tourner.


Mais pour que les matchs soient attractifs et que tout le monde ait sa part du gâteau, il a fallu aussi s'assurer que les équipes qui représentent l'histoire du football européen participent tous les ans à cette compétition (Liverpool, MU, Real Madrid, FC Barcelone, Juventus, Milan AC...), sur la base de quotas liés à des indices UEFA qui reprennent une moyenne de résultats sur une période donnée. Régularité, argent, palmarès...Autant dire quasiment plus aucune chance que des clubs "petits poucets" ne remportent cette compétition, comme ce fut le cas parfois dans le passé.

Parallèlement à ce bouleversement structurel, des hommes d'affaires influents prennent les commandes du foot business : Sylvio Berlusconi en est le meilleur exemple quant il décide de racheter l'A.C Milan en 1986 et d'investir massivement pour bâtir une équipe qui deviendra la meilleure au monde durant presque une décennie, grâce à son trio hollandais magique : Ruud Gullit, Frank Rijkaard, Marco Van Basten. Les années Tapie à l'OM marquent également en France l'apogée du rapprochement entre l'argent et le foot, ce qui conduira le club à offrir à la France en 1993 contre l'A.C Milan (justement) sa première coupe d'Europe après des décennies de disette. Il est vrai que le président Bez avait montré la voix peu avant à Tapie avec les Girondins de Bordeaux, ce qui conduit d'ailleurs la DNCG à rétrograder son club en 1990-1991 pour déficit budgétaire.

Face à cette montée en puissance du foot business, les effets pervers se font vite sentir. Des scandales éclatent à tous les niveaux du foot : Affaire Glassman (OM/VA), rumeurs de matchs achetés dans le Calcio (le scandale finira par éclater dans les années 2000), transferts bidons, blanchiment d'argent... mais la machine est lancée et bien trop rentable pour s'arrêter. 15 décembre 1995 - Arrêt Bosman. Désormais les équipes ne sont plus limitées dans leur recrutement et les clubs les plus riches peuvent acheter et faire jouer autant de stars internationales dans une même équipe pour un même match officiel. Cela met fin aux derniers espoirs de revenir à un football propre et moins tourné vers l'argent et la rentabilité.

Le modèle sport business américain : le basket

Pendant ce temps-là de l'autre côté de l'Océan Atlantique, le basket fait recette. Mais pas de la même manière qu'en Europe. Pour en parler, il faut remonter en 1950, lors de la création de la NBA, qui verra le jour après la fusion des 2 ligues de baskets majeures du pays. Depuis cette date, le championnat est divisé en 2 conférences, Est et Ouest. Les équipes deviennent de fait des franchises de la NBA. Cela leur laisse toutefois une certaine liberté juridique et financière, et surtout la possibilité de changer de ville (la franchise des Lakers était à l'origine à Minneapolis avant de partir s'installer à Los Angeles). Toutefois, c'est la NBA qui décide chaque année du nombre de franchises qui participeront au championnat de basket national, et non leurs résultats de l'année précédente en championnat.



L'histoire de la NBA commence à décoller véritablement à partir des années 80 avec l'arrivée des premières stars du basket US comme Lary Bird (3 titres avec les Celtic Boston) et Magic Johnson (5 titres avec les Los Angeles Lakers), qui deviendront de véritables légendes dans leur pays. Les marques américaines commencent alors à s'intéresser de près au basket. Il est vrai que le salary cap défini par la NBA ne permet pas aux franchises d'avoir champ libre en terme de salaires et primes pour attirer les stars montantes. Les marques, via les contrats publicitaires astronomiques proposés aux joueurs, profitent de cette faille. Elles joueront un rôle majeur dans l'apparition du premier sport 100% business aux USA, et bientôt dans le monde entier.

Un joueur de basket va révolutionner le basket américain et en faire un produit exportable partout dans le monde. Ce joueur, c'est Michael "Air" Jordan. Il est déclaré athlète et basketteur de la décennie 90. En 1992, il gagne la totalité des récompenses et trophées nationaux de basket avec son club des Chicago Bulls et internationaux avec son pays, les USA. Il sera champion NBA 6 fois entre 90 et 98. Le potentiel exportable des produits griffés "Michael Jordan" atteindra un tel niveau qu'il restera le sportif le plus payé au monde pendant très longtemps. Son image sera longtemps associée à l'invincibilité sportive, et très souvent reprise par des campagnes publicitaires dans le monde entier. Dans la foulée, d'autres basketteurs bénéficieront de "l'effet Jordan" et les meilleurs joueurs de la planète commenceront alors à affluer en NBA. Il faudra attendre 1997 et la venue de Tariq Abdul Wahad pour voir le premier français jouer en NBA.

Les 2 modèles sont-ils si éloignés ?


L'UEFA et la NBA ont utilisé des modèles économiques différents pour asseoir leur domination sur leurs sports respectifs. L'UEFA, qui se trouve en situation de monopole en Europe, a favorisé l'investissement de businessmen dans les clubs de foot et poussé l'Union Européenne à légiférer pour ultra-libéraliser les transferts de joueurs (Arrêt Bosman). La NBA, quant à elle, a régulièrement été en concurrence avec d'autres ligues, la poussant dans un premier temps à encadrer les équipes par un système de franchises, puis à se développer à l'international grâce à la puissance de ses marques et de ses stars.

Ces différences ont fait naître une élite de clubs dans le football européen, alors que le niveau des franchises américaines semble plus homogène. Des similitudes dans leurs modèles économiques se retrouvent toutefois au niveau de leur stratégie en termes de droits de diffusion TV à l'étranger. Les deux structures ont basé une partie de leur indépendance financière sur la vente des ces droits, et ont parallèlement fait en sorte que les compétitions soient attrayantes et rentables. Dans ces conditions, peu de chances que l'AJ Auxerre (Bourgogne) remporte un jour la Champions League ou que Frederick (Maryland) remporte un jour les plays-offs !!!

A venir :

2. La redistribution des cartes à l'Est
3. Les scandales et le dopage dans le sport
4. Des exploits quant même ?

Recettes les plus consultées